Revue de presse Laos - 7 septembre 2016

Laos : Obama réaffirme la présence américaine en Asie

Au sommet de l'ASEAN, à Vientiane, le président américain Barack Obama a une fois encore rappelé l'importance de l'Asie à ses yeux. Ce sera le point d'orgue de sa politique du pivot vers Asie. Copie d'écran du Bangkok Post, le 7 septembre 2016
Au sommet de l'ASEAN, à Vientiane, le président américain Barack Obama a une fois encore rappelé l'importance de l'Asie à ses yeux. Ce sera le point d'orgue de sa politique du pivot vers Asie. Copie d'écran du Bangkok Post, le 7 septembre 2016
Bangkok Post« L’intérêt de l’Amérique pour la région Asie-Pacifique n’est pas nouveau. Ce n’est pas une lubie éphémère mais le reflet de nos intérêts nationaux fondamentaux. » Par ces quelques mots prononcés à l’occasion de son séjour à Vientiane, la capitale du Laos, pour le sommet de l’ASEAN (l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est), Barack Obama a rappelé, hier mardi 6 septembre, l’importance qu’avait à ses yeux la région.
Sur fond de gigantesque drapeau laotien, bleu-blanc-rouge, Barack Obama, premier chef d’État américain à se rendre au Laos depuis la double défaite américaine au Laos et au Vietnam en 1975, a aussi déclaré qu’il était temps de reconnaître « les souffrances et les sacrifices endurés par le peuple laotien durant la guerre. » Un conflit « oublié » dans les années 1960 et 1970, durant lequel des pluies de bombes américaines ravagèrent le pays.

Ce voyage, le onzième et dernier de Barack Obama dans la région, marque le point d’orgue de sa politique du pivot vers l’Asie. Dans son discours, il a rappelé que les nations d’Asie pourraient toujours « compter sur les États-Unis », et souligné le dialogue constructif entre Washington et Pékin. Il a toutefois effectué une mise en garde claire, précisant que s’il se réjouissait de la montée en puissance d’une Chine « pacifique, stable, prospère et responsable », il n’en accordait pas moins une grande importance à la liberté de circulation en mer de Chine. « Les États-Unis continueront de voler, de naviguer et d’opérer à travers cette région, y compris en mers de Chine orientale et méridionale et ce, dans les limites de la loi internationale. Et ils soutiendront les pays qui veulent agir de la même façon. » Un avertissement sans ambiguïté à l’intention de Pékin déjà contrarié par la confirmation le même jour par Barack Obama et son homologue sud-coréenne Park Geun-hye du déploiement en Corée du Sud du bouclier anti-missiles THAAD. Cet armement de défense destiné théoriquement à contrer une potentielle attaque nord-coréenne est perçu par Pékin comme une menace de ses propres intérêts.