Revue de presse Japon - 2 Septembre 2016

Japon : l'enquête sur les JO de Tokyo pourrait être réouverte

Copie d'écran du Mainichi Shimbun, le 2 septembre 2016.
Le rapport de la commission chargée d'enquêter sur le comité de candidature de Tokyo pour les Jeux Olympiques est critiqué en raison de son incapacité à interroger trois grandes figures de la controverse ; l'enquête pourrait réouvrir. Copie d'écran du Mainichi Shimbun, le 2 septembre 2016.
Mainichi Shimbun – Des doutes planent toujours autour du comité de candidature japonais aux JO de 2020. Kiichiro Matsumaru, cadre dirigeant du conseil d’administration du Comité olympique japonais, ainsi qu’un observateur de la commission d’enquête, ont pourtant indiqué hier lundi 1er septembre qu’ils pensaient avoir levé les soupçons de corruption qui pesaient sur le comité. Mais selon les recherches de procureurs français sur la question, le problème pourrait refaire surface.
La commission chargée d’enquêter sur le comité de candidature de Tokyo pour les Jeux Olympiques – soupçonné de corruption – a en effet été incapable d’interroger trois des grandes figures de la controverse. Le rapport de la commission qui avait absous la mégapole japonaise perd donc sa crédibilité, commente le Mainichi Shimbun. Selon Masayuki Tamaki, commentateur sportif japonais qui a lu ledit rapport, celui-ci est d’ailleurs « incomplet et ne répond à aucune question ».
La commission d’enquête a passé 3 mois à interroger 34 personnes sur les dépenses du comité. Elle a cependant été incapable de s’entretenir avec Ian Tan Tong Han, le président de la Black Tidings – à qui le comité de candidature olympique a payé d’importantes sommes d’argent. Ni avec Lamine Diack, ancien directeur de la fédération internationale d’athlétisme accusé de corruption systémique, ou à son fils, Papa Massata, qui a reçu de l’argent versé à Black Tidings.
Selon une source interne du gouvernement, d’autres pays – dont la France – ne croiront pas aux résultats d’une enquête au cours de laquelle les enquêteurs n’ont pas pu interroger les personnes directement concernées. « Tout ce que nous pouvons faire, ajoute cette source citée par le Mainichi, c’est attendre les résultats de l’enquête de la France. »
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