Revue de presse Pakistan -  17 août 2016

Offensive pakistanaise contre les rebelles de Tirah

Les forces pakistanaises ont rejoint la vallée de Rajgal, sécurisant de nombreuses zones de la région et touchant plusieurs repaires terroristes. Copie d'écran de Dawn, le 17 août 2016.
Les forces pakistanaises ont rejoint la vallée de Rajgal, sécurisant de nombreuses zones de la région et touchant plusieurs repaires terroristes. Copie d'écran de Dawn, le 17 août 2016.
Dawn – L’opération annoncée hier mardi 16 août a été lancée. Des sources régionales ont rapporté à Dawn que les troupes pakistanaises – couvertes par les bombardements de l’artillerie lourde tirés du camp de Meshtara – avaient rejoint la vallée de Rajgal. Celle-ci était considérée comme le dernier bastion des groupes terroristes hors-la-loi.

Les tirs auraient débuté il y a deux semaines suite à l’annonce par les forces de sécurité de leur intention de « déterrer » les militants de leur abris dans la vallée. 2 500 habitants de Rajgal avaient quitté celle-ci dès l’arrivée chez eux des Taliban et des activistes du groupe armé Lashkar-e-Islam. D’après un habitant de la région qui a fui à Jamrud, leurs habitations ont été transformées en camps d’entraînement, dépôts de munitions, prisons et cellules de torture. L’une d’entre elles aurait même servi de fabrique de vestes explosives.

L’opération avait été annoncée hier matin (voir notre revue de presse du 16 août). Elle a permis de sécuriser les zones de Pak Darra, Bagh, Barrai, Ghakhi, Wachay Wanny et Patai avant l’assaut final mené à Rajgal. Les forces de sécurité ont également pris le contrôle de Haider Kandaw et de ses alentours. Les responsables de la sécurité affirment qu’au moins 5 repaires de terroristes ont été détruits. Et, bien que l’armée n’ait encore rien confirmé, des représentants de l’administration politique ont indiqué qu’au moins 15 individus suspectés d’être des terroristes avaient été tués et plusieurs autres blessés lors de l’attaque aérienne.

Le groupe Lashkar-e-Islam a toutefois nié avoir été touché par l’opération. Son porte-parole, Salahuddin Ayubi, a affirmé que leurs repaires étaient intacts et qu’ils continueraient leur « guerre sainte » contre les forces pakistanaises. Il a également revendiqué le meurtre de policiers pakistanais dans le district Swabi de Khyber Pakhtunkhwa, ajoutant que les forces de police demeuraient leur cible.