Revue de presse Cachemire - 16 août 2016

Cachemire indien : 5 morts dans des affrontements avec les forces de sécurité

Le bilan s'alourdit au Cachemire avec 4 morts lors d'une manifestation à Magam. Copie d'écran du Times of India, le 16 août 2016.
Le bilan s'alourdit au Cachemire avec 4 morts lors d'une manifestation à Magam. Copie d'écran du Times of India, le 16 août 2016.
Times of India – Le bilan s’alourdit. Cinq personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées, dans l’Etat du Jammu-et-Cachemire, lors de nouveaux affrontements avec les forces de sécurité indiennes. Selon le Times of India, quatre personnes ont trouvé la mort lors d’une manifestation dans la ville de Magam, lorsque la police a tiré sur des marcheurs jetant des pierres sur ses véhicules. A Janglat Mandi, la police a également ouvert le feu sur un groupes de jeunes, faisant plusieurs blessés, dont l’un a succombé à ses blessures. Le bilan s’élève donc à 63 morts depuis le début des violences, en juillet dernier (voir notre revue de presse du 11 août).

De son côté, Narendra Modi tente de détourner l’attention : le Premier ministre indien a rejeté les critiques du Pakistan sur le Cachemire en dénonçant les violations des droits de l’homme au Balouchistan. A l’occasion du Jour de l’Indépendance, Modi dans son discours s’est attaqué à l’intégrité du Pakistan, rapporte le Times of India : « J’aimerais exprimer ma gratitude envers les peuples du Balouchistan, du Gilgit, et de l’Azad Cachemire, pour la manière dont ils m’ont remercié de tout coeur, la manière dont ils m’ont exprimé leur gratitude… Des peuples d’une terre distante que je n’ai jamais vue… Lorsqu’ils remercient le Premier ministre indien, c’est un honneur pour les 1,25 milliard d’habitants du pays. »

Derrière Modi, il n’y a pas que son parti, le BJP, pour le soutenir, le Congrès s’est aussi rangé en sa faveur, rapporte le Times of India, dans un autre article. Face à l’agitation au Cachemire couplée aux prises de position du Pakistan, l’opinion publique appelle à une « réponse musclée » » du gouvernement, justifie le Congrès. Pour s’assurer les votes des classes moyennes et des jeunes, plus enclins à une position anti-Pakistan, le principal parti de l’opposition joue la carte du nationalisme.