Revue de presse Philippines - 5 août 2016

Philippines : à quoi pourrait servir la visite de Ramos à Pékin ?

Les suppositions fusent déjà concernant le rôle de la future visite de Fidel Ramos à Pékin. Copie d'écran de Inquirer, le 5 août 2016.
Les suppositions fusent déjà concernant le rôle de la future visite de Fidel Ramos à Pékin. Copie d'écran de Inquirer, le 5 août 2016.
Inquirer – La venue de Fidel Ramos à Pékin pourrait relancer le dialogue entre les Philipppines et la Chine. Le nouveau président philippin Rodrigo Duterte a annoncé mercredi 3 août que son prédécesseur Fidel Ramos se rendrait en Chine en tant qu’envoyé spécial, sans évoquer une quelconque date. Son voyage à Pékin pourrait réchauffer les relations entre les deux pays, bien qu’aucun véritable progrès ne devrait avoir lieu selon les experts.

Fidel Ramos, président des Philippines de 1992 à 1998, a gardé de bonnes relations avec la Chine. Ce n’est pourtant pas le cas du gouvernement de Manille. Les relations entre les deux pays sont en effet au point mort depuis que le gouvernement de Benigno Aquino a saisi en 2013 la Cour permanente d’arbitrage de La Haye concernant les litiges territoriaux qu’entretiennent Pékin et Manille en mer de Chine méridionale. La Cour a tranché le mois dernier en faveur de l’archipel. Le gouvernement chinois n’avait cependant pas reconnu la décision de La Haye et avait accusé les Philippines de faire recours à la justice avant même d’engager un dialogue politique et des négociations avec la Chine.

Rodrigo Duterte a indiqué mercredi 3 août que lorsque serait venu le temps des négociations, les Philippines ne s’éloigneraient pas de la décision de l’arbitrage. Selon Zhang Jie, chercheur à l’Académie chinoise des Sciences sociales, il est effetcivement peu probable que Manille mette complètement de côté la décision de La Haye qui pourrait servir de monnaie d’échange avec la Chine. Les exigences politiques de Pékin et économiques de Manille devraient d’après lui engendrer une certaine « flexibilité » qui rendrait possible le dialogue et les négociations. Une telle reprise débuterait de façon non officielle.