Revue de presse Cambodge - 3 août 2016

Cambodge : Rainsy et le CNRP appelés à muscler l'opposition au régime de Hun Sen

Les analystes cambodgiens accusent le leader de l'opposition Sam Rainsy de ne pas assez se concentrer sur le développement de son programme politique. Copie d'écran du Cambodia Daily, le 3 août 2016.
Les analystes cambodgiens accusent le leader de l'opposition Sam Rainsy de ne pas assez se concentrer sur le développement de son programme politique. Copie d'écran du Cambodia Daily, le 3 août 2016.
The Cambodia Daily – Rainsy ne serait pas assez « sérieux » pour être chef de l’opposition. C’est ce que déplorent certains analsytes politiques cambodgiens. Fin 2015, le président du CNRP (Parti national du sauvetage du Cambodge) avait accusé Heng Samerin, président honoraire du CPP (Parti du peuple cambodgien) d’avoir condamné a mort le roi Norodom Sihanouk alors qu’il dirigeait le gouvernement dans les années 1980. Il a par la suite été attaqué par Samerin pour diffamation. « Il ne travaille pas sérieusement au développement de politiques efficaces, affirme Cham Bunthet de l’organisation Khmer for Khmer créée par Kem Ley, l’analyste politique récemment assassiné. Il ne nous dit jamais clairement à quelles politiques il donnerait la priorité et comment elles seraient mises en place. »

Un problème urgent alors que la population est « frustrée par le système de santé déficitaire, le manque d’options d’éducation sérieuses et une corruption incessante », précise Cambodia Daily. Le journal ajoute qu’il est tout de même difficile pour Rainsy de s’impliquer pleinement dans la politique du pays. Le leader politique vit à Paris depuis novembre, et n’est toujours pas retourné au Cambodge, où le CPP menace de l’emprisonner 2 ans dès son arrivée sur le sol cambodgien. Une situation qui provoque un cercle vicieux pour Cham Bunthet : « Si l’ont fuit quand on doit faire face à une injustice qu’on subit, le peuple fuira aussi quand il fera face à des injustices. »