Revue de presse Chine - 15 juillet 2016

Mer de Chine : Pékin s'active pour montrer son opposition à l'arbitrage de La Haye

Pékin n'a pas attendu pour montrer concrètement son opposition au verdict de La Haye. Copie d'écran du South China Morning Post, le 15 juillet 2016.
Pékin n'a pas attendu pour montrer concrètement son opposition au verdict de La Haye. Copie d'écran du South China Morning Post, le 15 juillet 2016.
South China Morning Post – Trois jours après le verdict de La Haye, l’heure est aux premières actions concrètes de Pékin en mer de Chine du Sud. Les médias chinois ont ainsi révélé que deux avions civils avaient atterri sur les pistes des récifs de Subi et de Mischief mercredi 13 juillet, dans l’archipel des Spratleys. Les médias philippins ont quant à eux annoncé hier jeudi 14 juillet que des gardes-côtes chinois avaient bloqué un chalutier philippin s’approchant du récif Scarborough, contrôlé par Pékin mais revendiqué par Manille. Les pêcheurs de l’archipel auraient voulu « tester la conformité des actions chinoises » par rapport au verdict de la Cour permanente d’arbitrage de la Haye, qui avait tranché en faveur de Manille ce mardi 12 juillet, rapporte le South China Morning Post.

Depuis, le gouvernement de Pékin s’est efforcé de discréditer l’instance judiciaire internationale et de rappeler que la Chine jouit de « droits historiques » dans la région. « Bien que la Chine soit grande, nous ne cèderons pas un centimètre de l’héritage légué par nos ancêtres », a ainsi déclaré le conseiller d’Etat Yang Jiechi cité par le China Daily. De son côté, le vice-ministre des Affaires étrangères Kong Xuanyou a affirmé que le sommet Asie-Europe – qui s’ouvre ce vendredi 15 juillet à Oulan Bator en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang – ne constitue pas une « enceinte appropriée » pour discuter des conflits de souveraineté en mer de Chine du Sud. Pékin a toujours privilégié une approche bilatérale à un règlement multilatéral des différends. Le Premier ministre laotien, qui s’est entretenu avec Li Keqiang, a d’ailleurs déjà annoncé son soutien à la position chinoise, rapporte Channel News Asia.