Revue de presse Népal - 13 juillet 2016

Népal : les maoïstes se retirent du gouvernement

Krishna Bahadur Mahara, l'un des leaders du Parti communiste unifié du Népal (CPN) annonce la décision de son parti de retirer son soutien au gouvernement de coalition CPN-UML. Copie d'écran du Kathmandu Post, le 13 juillet 2016.
Krishna Bahadur Mahara, l'un des leaders du Parti communiste unifié du Népal (CPN) annonce la décision de son parti de retirer son soutien au gouvernement de coalition CPN-UML. Copie d'écran du Kathmandu Post, le 13 juillet 2016.
The Kathmandu Post – Dans la surprise la plus totale, le Parti communiste unifié du Népal (CPN) a annoncé hier, mardi 12 juillet, qu’il retirait son soutien au gouvernement CPN-UML du Premier ministre KP Sharma Oli [issu du Parti communiste du Népal marxiste léniniste unifié, ou UML, NDLR]. Quelles options s’offrent au Premier ministre ? Pour le Kathmandu Post, soit Oli démissionne immédiatement, soit il explore d’autres options constitutionnelles pour se maintenir au pouvoir. Une troisième option serait envisageable : faire le choix de convoquer des élections anticipées, si la nouvelle Constitution le permet. Ce qui est certain en revanche, c’est que si le Premier ministre refuse de démissionner, il devra engager une procédure de vote de confiance au Parlement. Mais d’après le conseiller politique du Premier ministre, « Oli n’a aucune intention de démissionner. »

Dans une lettre adressée au Premier ministre, le président du CPN, Pushpa Kamal Dahal, a expliqué cette surprenante décision. Ce retrait intervient après que l’UML et le parti politique Congrès népalais (NC) ont refusé la proposition de former un gouvernement d’union nationale. Selon les leaders du CPN, le parti a été forcé de chercher un nouveau soutien après le refus répété de l’UML de transmettre le pouvoir au CPN.
Le CPN a l’espoir de mener un gouvernement de majorité, avec le soutien du NC, plus grand parti au Parlement. Selon le Katmandu Post, Dahal et Sher Bahadur Deuba, président du NC, auraient conclu un accord pour se partager le pouvoir. Pourtant, rien n’est certain. Même si les deux partis s’allient, il leur manquera au moins huit sièges au Parlement pour obtenir la majorité, analyse le quotidien népalais.
De son côté, l’UML a pris acte de la décision « regrettable » de son ancien allié, révèle le Katmandu Post dans un autre article. A l’issue d’une réunion tenue mardi, le comité a décidé de « respecter et mettre en œuvre la Constitution [adoptée en septembre], et de chercher une politique tournée vers l’avenir. » La coalition CPN-UML va aller de l’avant, guidée par la Constitution, pour se sortir de la situation politique actuelle, a ajouté le Parti UML.