Revue de presse Pakistan - 11 juillet 2016

Pakistan : Nawaz Sharif dénonce "l'oppression des Cahemiris"

Le Premier ministre pakistanais condamne la répression des protestataires par le gouvernement indien. Copie d'écran de The Express Tribune, le 11 juillet 2016.
Le Premier ministre pakistanais condamne la répression des protestataires par le gouvernement indien. Copie d'écran de The Express Tribune, le 11 juillet 2016.
The Express Tribune – Nawaz Sharif indigné.
Le Premier ministre pakistanais a déploré hier dimanche 10 juillet « l’excessive et illégale utilisation de la force » contre des citoyens « innocents » du Cachemire. La partie himalayenne de la région, soit l’État indien de Jammu-et-Cachemire, a connu un week-end ponctué de violences, causant pas moins de 21 morts et plus de 800 blessés. Des milliers d’habitants ont en effet bravé le couvre-feu imposé par le gouvernement et protesté contre ce que le quotidien pakistanais Express Tribune appelle « l’assassinat » de Burhan Wani. Commandant du groupe séparatiste Hizbul Mujahideen, il avait été tué vendredi 8 juillet lors d’un échange de tirs avec la police.

Le gouvernement indien, qui a coupé Internet et le téléphone dans la région pour tenter de stopper la propagation des protestations, a appelé au calme ce samedi 9 juillet, rapporte l’un de ses porte-parole Nayeem Akhtar. Le journal pakistanais signale pourtant des « attaques par les forces de sécurité d’hôpitaux et d’ambulances qui traitaient les blessés ». Pour la Coalition de la Société Civile du Jammu-et-Cachemire, il s’agit d’un « crime à l’encontre de la loi humanitaire internationale ». La police, elle, a indiqué que des protestataires avaient incendié des postes de police et caillassé des camps militaires.

Nawaz Sharif affirme que les « mesures répressives adoptées par les forces indiennes ne peuvent dissuader les peuples du Jammu-et-Cachemire de réclamer leur droit à l’auto-détermination ». » Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré à ce sujet que la résolution du conflit ne pourra se faire que « grâce à la réalisation de l’auto-détermination du peuple de Jammu-et-Cachemire, […] à travers un plébiscite juste et impartial, sous les auspices des Nations Unies ».