Revue de presse Corée - 27 mai 2016

Corées : Ban Ki-moon appelle au dialogue avec Pyongyang

Le Secrétaire général des Nations unies appelle au dialogue avec Pyongyang, clé d'une paix durable sur la péninsule. Copie d'écran du "Korea Times", le 27 mai 2016.
Le Secrétaire général des Nations unies appelle au dialogue avec Pyongyang, clé d'une paix durable sur la péninsule. Copie d'écran du "Korea Times", le 27 mai 2016.
Korea Times (en coréen) – Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, se voit en « messager de la paix pour une péninsule unifiée ». C’est ce que rapporte le Korea Times qui jeudi a rappelé que de « bonnes relations entre les deux Corées étaient essentielles pour construire une paix durable, non seulement sur la péninsule mais dans toute la région ». Le diplomate a insisté sur l’urgence de reprendre le dialogue avec Pyongyang et de faire de réels efforts pour « avancer ».
Lors d’une rencontre avec la presse, il a regretté être le seul à avoir jusqu’ici « maintenu un dialogue avec Pyongyang ». Un dialogue qu’il juge capital de préserver en dépit de l’application nécessaire de sanctions.

Cette attitude tranche radicalement avec la position inflexible de la présidente conservatrice au pouvoir, Park Geun-hye, qui a jusqu’ici repoussé toutes les propositions de Pyongyang. Aux yeux de la présidente, il ne peut y avoir de discussion sans au préalable avoir une assurance fiable de la part de Pyongyang de son intention de s’engager sur la voie de la dénucléarisation.
Ban Ki-moon a aussi déploré que, malgré ses conseils, la situation se soit enlisée. « En raison des difficultés économiques graves que doit affronter la Corée du Nord, j’ai incité la présidente Park et son prédécesseur Lee Myung-bak à mettre de côté les questions politiques pour relancer l’aide humanitaire, cruciale pour les bébés et les jeunes enfants. Les deux gouvernements ont semblé d’accord mais aujourd’hui l’atmosphère s’est détériorée. »

Sans doute Ban Ki-moon, qui pourrait bien se présenter à la présidentielle sud-coréenne l’an prochain, profitera-t-il de ses sept derniers mois à la tête des Nations unies pour se rendre enfin à Pyongyang.