Birmanie : sanctions américaines, le silence d'Aung San Suu Kyi

Le secrétaire d'Etat américains John Kerry sera en visite le 22 mai prochain à Naypidaw, la capitale de la Birmanie. Copie d'écran du site "The Myanmar Times", le 17 mai 2016.
Le secrétaire d'Etat américains John Kerry sera en visite le 22 mai prochain à Naypidaw, la capitale de la Birmanie. Copie d'écran du site "The Myanmar Times", le 17 mai 2016.
Mynamar Times – Aujourd’hui, les Etats-Unis se prononceront sur le maintien des sanctions envers la Birmanie. Un maintien très probable, même si quelques révisions sont à prévoir selon les diplomates présents à Rangoun. Le Myanmar Times s’interroge sur le silence d’Aung San Suu Kyi. Celle qui est Conseillère d’Etat et ministre des Affaires étrangères ne s’est pas prononcée sur les sanctions américaines depuis que son Parti a remporté les élections, en novembre dernier. Lors d’une visite à Washington en 2012, dans le cadre de la transition démocratique du gouvernement militaire en Birmanie, elle avait demandé au gouvernement américain d’assouplir les sanctions. Depuis la victoire de son Parti, la LND, la « dame de Rangoun » reste ambiguë sur la question, arguant que les sanctions américaines ne sont pas « la seule chose qui importe pour que le pays progresse ».

Sous couvert d’anonymat, des officiels américains ont confié à l’agence de presse Reuters, qu’Aung San Suu Kyise était en faveur d’un prolongement des sanctions si celles-ci étaient modifiées. En effet, la leader de la LND entend maintenir la pression sur les institutions, où les militaires birmans gardent des positions. Néanmoins, à ses yeux, il semble que les barrières commerciales doivent être correctement ciblées afin de ne pas perturber l’économie générale du pays.

D’après l’International Emergency Powers Act, qui confère au président américain le pouvoir de réglementer le commerce international en cas d’urgence, les sanctions doivent prendre fin le 20 mai prochain. Mais elles peuvent être prolongées chaque année.

Soutenez-nous !

Asialyst est conçu par une équipe composée à 100 % de bénévoles et grâce à un réseau de contributeurs en Asie ou ailleurs, journalistes, experts, universitaires, consultants ou anciens diplomates... Notre seul but : partager la connaissance de l'Asie au plus large public.

Faire un don