Cambodge : affaiblir l'opposition avec un scandale sexuel

Six personnes sont accusées de subordination de témoin dans une affaire de scandale secuel visant un membre de l'opposition cambodgienne. Copie d'écran du “Khmer Times”, le 3 mai 2016.
Six personnes sont accusées de subordination de témoin dans une affaire de scandale secuel visant un membre de l'opposition cambodgienne. Copie d'écran du “Khmer Times”, le 3 mai 2016.
Khmer Times – Ce lundi 2 mai, la Cour municipale de Phnom Penh, en vertu de l’article 548 du Code pénal, a inculpé quatre membres importants de l’ONG ADHOC, ainsi qu’un employé des Nations unies Sally Soen, et un membre du Comité électoral national (NEC), Ny Chakrya, pour tentative de subordination de témoin. Les six hommes auraient tenté de soudoyer une femme devant bientôt témoigner devant la cour de relations sexuelles illicites avec un membre de l’opposition. Le scandale, très suivi par la presse cambodgienne, a démarré il y a deux mois lorsque des enregistrements de conversations intimes entre Kem Sokha, vice-président de la ligue d’opposition, le Parti national du sauvetage du Cambodge, et Khom Chandaraty, employée dans un salon de coiffure, ont fait surface. La jeune femme de 25 ans et sa famille auraient reconnu avoir subi des pressions pour se rétracter et nier toute relation avec Khem Sokha.

Les six hommes risquent une peine de cinq à dix années d’emprisonnement. Ce dernier rebondissement dans cette affaire de scandale sexuel a suscité la colère des défenseurs des droits de l’homme et notamment de Sam Rainsy, leader de l’opposition en exil volontaire, qui dénonce une nouvelle tentative du Premier ministre Hun Sen, au pouvoir depuis trente-et-un ans, d’affaiblir l’opposition.