La Chine n'est plus le paradis des entreprises étrangères

L'étau de Pékin se resserre autour des entreprises étrangères qui voient la fin de leur âge d'or en terre chinoise. Copie d'écran du “South China Morning Post”, le 2 mai 2016.
L'étau de Pékin se resserre autour des entreprises étrangères qui voient la fin de leur âge d'or en terre chinoise. Copie d'écran du “South China Morning Post”, le 2 mai 2016.
South China Morning Post« Eprouvant », « hésitant » et « incertain ». Ce sont les adjectifs qu’emploient les entrepreneurs européens et américains pour décrire l’environnement économique chinois. Depuis plusieurs années, l’étau des autorités chinoises se resserre autour des compagnies étrangères, autrefois accueillies « à bras ouverts », commente le South China Morning Post. En cause : un changement dans la stratégie économique de Pékin, qui souhaite désormais faire de la consommation intérieure, et non plus des exportations, son moteur principal de croissance.

Ainsi, malgré des progrès en matière de propriété intellectuelle, les entreprises étrangères font les frais du protectionnisme chinois : difficulté à évoluer sur le marché intérieur, transferts forcés de technologie, renforcement de la censure sur internet. Elles se retiennent d’ailleurs d’exprimer publiquement leur mécontentement, préférant s’adresser à leur ambassade ou aux lobbies, afin d’éviter des « représailles » officielles. Lapidairement, le journaliste et homme d’affaires américain James McGregor, qui a passé plus de vingt-cinq ans en Chine, résume : « Les entrepreneurs étrangers sentent que leur âge d’or connaît ses derniers jours dans le pays. »