Inde : Sonia Gandhi, d'un scandale de corruption à l'autre

Quelle comparaison entre les divers scandales de corruption impliquant Sonia Gandhi ? Copie d'écran de “Firstpost”, le 2 mai 2016.
Quelle comparaison entre les divers scandales de corruption impliquant Sonia Gandhi ? Copie d'écran de “Firstpost”, le 2 mai 2016.
Firspost – Pour le quotidien indien Firstpost, l’implication de Sonia Gandhi dans le scandale de corruption dit du « Choppergate » (achat de 12 hélicoptères à l’entreprise anglo-italienne AugustaWestland) reste à prouver. Un raisonnement appuyé par la comparaison avec un scandale de corruption vieux d’une trentaine d’années, celui d’AB Boforts (achat de 400 obusiers à la compagnie suédoise).

Ces deux accords de vente de matériel de défense, d’une valeur respective de 530 millions de dollars et de 1,4 milliard de dollars, ne devaient accorder aucune commission aux intermédiaires impliqués dans leur signature. Ces derniers ont pourtant touché plusieurs millions de dollars: Ottavio Quattrocchi pour AB Boforts, Guido Haschke et Christian Michel pour AugustaWestland. Pire, cet argent aurait également bénéficié à des hommes politiques indiens.

Mais la comparaison s’arrête là. Dans le cadre d’AB Boforts, les liens sont avérés entre Ottavio Quattrocchi et Sonia Gandhi, l’épouse du Premier ministre, ministre de la Défense et président du Parti du Congrès de l’époque, Rajiv Gandhi. Le calendrier montre d’ailleurs que la vente a été signée à une vitesse « supersonique » pour du matériel de défense. Une rapidité que le lanceur d’alerte suédois Sten Lindström explique par l’accord trouvé entre Ottavio Quattrocchi et AB Boforts. Le premier promettait la signature prompte d’un contrat avec le gouvernement indien à la compagnie suédoise si cette dernière s’engageait à lui verser une commission.

En revanche, concernant l’affaire d’AugustaWestland, aucune connexion formelle n’a été établie jusqu’ici entre Sonia Gandhi, seulement présidente du Parti du Congrès au moment de la conclusion de la vente, et les intermédiaires Guido Haschke et Christian Michel. De plus, la réaction du son parti a été vive : il a demandé l’annulation de l’accord pour rupture de contrat et le remboursement intégral de la somme versée à l’entreprise anglo-italienne. Ce que Rajiv Gandhi s’était toujours refusé de faire pour l’achat d’obusiers à AB Boforts.

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