Thaïlande : Watana libéré sous caution et mis en garde par la Cour militaire

L'ancien député du Pheu Thai, Watana Muangsook, a été libéré jeudi 21 avril après son arrestation pour avoir continué ses activités politiques en dépit d'un accord signé avec la junte. S'il persiste, prévient le vice-Premier ministre, Watana risque la prison. Copie d'écran du “Bangkok Post”, le 22 avril 2016.
L'ancien député du Pheu Thai, Watana Muangsook, a été libéré jeudi 21 avril après son arrestation pour avoir continué ses activités politiques en dépit d'un accord signé avec la junte. S'il persiste, prévient le vice-Premier ministre, Watana risque la prison. Copie d'écran du “Bangkok Post”, le 22 avril 2016.
Bangkok Post – Watana Muangsook, ancien député du Pheu Thai, a finalement été libéré sous caution par la Cour militaire thaïlandaise jeudi 21 avril, mais le vice-Premier ministre l’avertit : s’il continue ses activités politiques, il risque la prison. Watana Muangsook était retenu depuis lundi dernier pour avoir enfreint l’ordre n°39 du Conseil national pour la paix et l’ordre qui bannit les mouvements politiques. Il aurait enfreint un accord passé en mai dernier avec le Conseil à la suite d’une « session d’ajustement du comportement ».

Le politicien avait critiqué à plusieurs reprises le Conseil et le gouvernement, sur Facebook notamment. Le vice-Premier ministre a également indiqué que le Premier ministre Prayuth Chan-ocha avait chargé le ministère des Affaires étrangères d’expliquer la détention de Watana à la communauté internationale ainsi qu’aux associations de défense des Droits de l’homme. Concernant les mouvements en cours de critique du régime, le général Prayuth a déclaré que leurs membres risquaient la prison, ajoutant qu’ils seraient jugés par la Cour militaire, où les droits des prévenus sont généralement réduits.

Reste que, aux yeux du Premier Ministre, Prayuth Chan-ocha, l’homme à l’origine des quelques mouvements de protestation à l’encontre de la junte militaire et du référendum sur le projet de Constitution, n’est autre que l’ancien Premier ministre évincé en 2006, Thaksin Shinawatra. Une accusation que dément d’ores et déjà Yingluck Shinawatra, sa sœur, elle aussi évincée de son poste de Premier ministre lors du coup d’Etat de 2014.