Mer de Chine du Sud : le Japon appelle la Chine au dialogue

La coopération économique entre le Japon et la Chine s'est souvent soldée par un échec ces dernières années. Copie d'écran de “The Japan Times”, le 22 avril 2016.
La coopération économique entre le Japon et la Chine s'est souvent soldée par un échec ces dernières années. Copie d'écran de “The Japan Times”, le 22 avril 2016.
The Japan Times – Fumio Kishida le ministre japonais des Affaires étrangères sera en visite à Pékin à la fin du mois : il souhaite s’entretenir avec le Premier ministre chinois Li Keqiang, dans le but de faire évoluer les relations entre les deux pays.

Selon le Japan Times, Pékin n’a pas encore répondu à la demande japonaise, et devrait prendre sa décision seulement après la rencontre entre Kishida et son homologue Wang Yi. Pour cause, le 30 avril prochain, un débat animé entre les deux ministres devrait avoir lieu à propos du conflit en mer de Chine du Sud. Cet échange fera suite au meeting du 12 avril dernier, durant lequel les ministres des Affaires étrangères du G7 se sont opposés à « toute action unilatérale intimidante, coercitive ou provocante visant à modifier le statu quo et augmenter les tensions » dans les eaux régionales.
La Chine n’a pas été mentionnée expressement mais a exprimé son mécontentement face ces déclarations.

Outre le conflit en mer de Chine du Sud, Kishida devrait inciter Wang à coopérer pour entretenir le dialogue économique et organiser une rencontre présidé par Tokyo avec la Chine et la Corée du sud.
Lors de sa dernière visite en Chine en novembre 2014, Kishida n’est pas parvenu à rencontrer de fonctionnaires de haut-rang : si les deux pays se sont mis d’accord pour reprendre des négociations économiques de haut niveau (les dernières datent de 2010), la différence de point de vue sur le conflit en mer de Chine du Sud demeure, selon le quotidien japonais, le principal frein au dialogue.
Il convient de préciser que cette visite en Chine précédera le voyage du ministre dans quatre pays de l’ASEAN : le Laos, le Vietnam, la Birmanie et la Thaïlande où il souhaite, entre autres, aborder la question de la mer de Chine du Sud.