Thaïlande : l'arrestation d'un ancien député du Pheu Thai contestée

Un petit groupe de militants s'est mobilisé à Bangkok contre l'arrestation de l'ancien député du Pheu Thai Watana Muangsook. Quatre militants ont été arrêtés puis relaxés par la junte lors de la mobilisation de mardi 19 avril. Watana est toujours détenu. Copie d'écran du “Bangkok Post”, le 20 avril 2016.
Un petit groupe de militants s'est mobilisé à Bangkok contre l'arrestation de l'ancien député du Pheu Thai Watana Muangsook. Quatre militants ont été arrêtés puis relaxés par la junte lors de la mobilisation de mardi 19 avril. Watana est toujours détenu. Copie d'écran du “Bangkok Post”, le 20 avril 2016.
Bangkok Post – Quatre activistes thaïlandais ont été placés en détention puis relâchés par la junte militaire mardi 19 avril pour avoir protesté pacifiquement contre l’arrestation de l’ancien député du Pheu Thai, Watana Muangsook. Les militants étaient appelés à porter un t-shirt blanc et à se retrouver au monument de la Victoire à Bangkok pour un moment de silence en signe de protestation. Un peu plus tôt, le vice-Premier ministre, Prawit Wongsuwan, avait mis en garde les activistes, rappelant que l’arrestation de Watana était justifiée par la rupture de son « accord » avec le Conseil national pour la paix et l’ordre.

L’ancien député – évincé lors du coup d’Etat du 22 mai 2014 – avait été convoqué lundi par le Conseil pour avoir exprimé publiquement des critiques à l’encontre du projet de Constitution qui doit être mis au vote lors du référendum du 7 août. Une source aurait nié que les commentaires de Watana aient été à l’origine l’arrestation qui a suivi l’entrevue. C’est pour avoir rompu l’accord passé avec la junte après avoir dû participer à une « session d’ajustement du comportement » suite au coup d’Etat de 2014 que l’ancien ministre aurait été placé en détention. Si les activistes ont été relâchés sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux, Watana est toujours détenu par l’armée. Sa fille, Weerada Muangsook, a demandé à l’Union européenne et à l’ambassade des Etats-Unis de faire pression en faveur de sa relaxe.