Népal : l’ultimatum des Madhesi au gouvernement

Après avoir rendue publique leur alliance tactique pour combattre la nouvelle Constitution népalaise, les partis Madhesi et Janajati ont annoncé la tenue de manifestations de grande ampleur à la fin du mois sous la bannière unifiée du Sanghiya Samabesi Gathabandhan. Copie d'écran de “The Kathmandu Post”, le 20 avril 2016.
Après avoir rendue publique leur alliance tactique pour combattre la nouvelle Constitution népalaise, les partis Madhesi et Janajati ont annoncé la tenue de manifestations de grande ampleur à la fin du mois sous la bannière unifiée du Sanghiya Samabesi Gathabandhan. Copie d'écran de “The Kathmandu Post”, le 20 avril 2016.
The Kathmandu Post – Après avoir rendue publique leur alliance tactique pour combattre la nouvelle Constitution népalaise, les partis Madhesi et Janajati ont annoncé la tenue de manifestations de grande ampleur à la fin du mois sous la bannière unifiée du Sanghiya Samabesi Gathabandhan.
Les Madhesi, d’origine indienne et vivant principalement dans le sud du Népal, s’opposent en effet à la nouvelle Constitution, adoptée en septembre, qui en regroupant leur communauté au sein d’une seule et unique province réduit considérablement son poids au niveau national. « Cette nouvelle alliance portera au plus haut notre mouvement identitaire ; nous poursuivrons notre combat jusqu’à ce que le gouvernement accepte d’amender la Constitution et prenne en compte les accords passés précédemment avec les autres communautés, madhesi, janajati, dalit, khas et musulmanes. » Un avertissement clair qu’est venue tempérer hier le 19 avril, selon le Kathmandu Post, une nouvelle proposition adressée directement au Premier ministre, Khadga Prasad Sharma Oli : soit le gouvernement accepte de s’asseoir à la table des négociations, soit il devra s’attendre à affronter une crise d’une grave ampleur. Des menaces particulièrement inquiétantes : fin 2015, les Madhesi avaient paralysé l’économie népalaise en bloquant un nœud routier névralgique dans le sud du pays, où passent 60 % des importations, notamment le pétrole.