Taïwan : opposition populaire massive à la doctrine de "Chine unique"

Un nouveau sondage révèle l'opposition massive des Taïwanais au principe de "Chine unique", selon lequel Taïwan et le continent chinois feraient partie "d'une seule Chine". Copie d'écran du “Taipei Times”, le 15 avril 2016.
Un nouveau sondage révèle l'opposition massive des Taïwanais au principe de "Chine unique", selon lequel Taïwan et le continent chinois feraient partie "d'une seule Chine". Copie d'écran du “Taipei Times”, le 15 avril 2016.
Taipei Times -Les menaces proférées par Pékin seraient-elles contre-productives ? D’après un sondage conduit par la « Taiwan Cross-Strait Policy Association », la majorité des Taïwanais (59,7 %) s’oppose à ce que Tsai Ing-wen, leur nouvelle présidente, affirme dans son discours inaugural que Taïwan et le continent chinois appartiennent à « une seule Chine » – ce que son prédécesseur Ma Ying-jeou s’évertuait pourtant à rappeler. Le score reste inchangé quand bien même les sondés se voient rappeler les risques de sanctions des autorités communistes sur l’île (réduction du nombre de touristes continentaux, isolement accru de Taïwan sur la scène internationale). D’après le député Lo Chih-cheng, issu du DPP (le parti de Tsai), ces résultats soulignent que les relations sino-taïwanaises « ne peuvent évoluer sans heurts qu’au respect d’une certaine ambigüité » – ambigüité que le gouvernement de Pékin « ne devrait pas être si impatient de rompre ». Quoi qu’il en soit, Tsai Ing-wen a rappelé tout au long de sa campagne et depuis sa victoire électorale qu’elle ne souscrirait pas à la doctrine de « Chine unique » – également appelée « Consensus de 1992 » – et qu’elle souhaitait maintenir le statu quo dans le détroit de Taïwan par d’autres moyens.