Chine : des primes au renseignement mises en place au Xinjiang

La province frontalière du Xinjiang, dans l'Ouest de la Chine, met en place un système de primes en liquide pour tout renseignement concernant des "activités suspicieuses liées à l'extrémisme religieux ou des actes terroristes". Copie d'écran de “Radio Free Asia”, le 13 avril 2016.
La province frontalière du Xinjiang, dans l'Ouest de la Chine, met en place un système de primes en liquide pour tout renseignement concernant des "activités suspicieuses liées à l'extrémisme religieux ou des actes terroristes". Copie d'écran de “Radio Free Asia”, le 13 avril 2016.
Radio Free Asia – Depuis ce mercredi 13 avril, la province du Xinjiang, au Nord-Ouest de la Chine, connait une nouvelle « avancée » dans la lutte antiterroriste avec la mise en place par les autorités chinoises d’un système de primes en liquide contre dénonciations.
Ainsi, pour chaque information à propos « d’activités suspicieuses liées à l’extrèmisme religieux ou à des actes terroristes », le gouvernement provincial peut offrir une récompense allant jusquà cinq millions de RMB (soit 683 000 d’euros). Un membre du gouvernement provincial cité par Radio Free Asia justifie la mise en place d’un tel système par « la réalité et le développement de la situation au Xinjiang ».
Concrètement les informateurs – qui demeureront anonymes – seront donc rémunèrés à hauteur « de la qualité de leur information », avec un accent particulier mis sur « les préparatifs d’attentats à la bombe et les faiseurs de bombes ». Mais, la prévention des actes terroristes n’est pas l’unique objectif de ce programme préviennent les autorités puisque des primes seront également accordées pour toutes informations concernant des « activités religieuses illégales ».

Ce nouveau programme en place depuis le 11 avril inquiète les activistes des droits de l’homme présents au Xinjiang qui parlent « d’un mécanisme de surveillance global nuisible pour la socièté » puisqu’il pousse « chacun a espionner l’autre ».