La Chine, marché central pour Mossack Fonseca, selon les "Panama Papers"

Panama papers : les sociétés-écran enregistrées par des firmes de Hong Kong et de Chine continentale représentent près d'un tiers de l’activité du cabinet Mossack Fonseca. Copie d'écran du "South China Morning Post", le 7 avril 2016.
Panama papers : les sociétés-écran enregistrées par des firmes de Hong Kong et de Chine continentale représentent près d'un tiers de l’activité du cabinet Mossack Fonseca. Copie d'écran du "South China Morning Post", le 7 avril 2016.
South China Morning Post – La proportion est sans équivoque. Les sociétés-écran enregistrées par des firmes de Hong Kong et de Chine continentale représentent 29% de l’activité du cabinet Mossack Fonseca au Panama. C’est le fruit de l’analyse du Consortium international des journalistes d’investigation au vu des 11,5 millions de documents fuités dans les « Panama Papers ». Plus précis encore, il ressort que les parents d’au moins huit membres actuels ou anciens du comité permanent du Politburo du PC chinois, l’organe suprême du pouvoir à Pékin, sont impliqués dans l’utilisation de sociétés offshore. De telles compagnies ne sont pas illégales en soi et peuvent être utilisées pour des besoins légitimes dans les affaires. Mais elles se retrouvent très communément dans les affaires de corruption lorsqu’elles servent de réceptacle secret pour des sommes d’argent mal acquises. La « lutte anti-corruption » lancée par Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir n’a jamais abordé de réformes systémiques comme la déclaration publique du patrimoine des dirigeants. Bien au contraire, les militants des droits de l’homme qui ont réclamé un peu trop fort cette mesure ont été mis au silence.

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