"Panama Papers" : Hong Kong et le financement des centres de réfugiés en Australie

Thomas et Raymond Kwok, deux frères milliardaires hongkongais sont mentionnés dans les "Panama Papers". Copie d'écran du "South China Morning Post", le 6 avril 2016.
Thomas et Raymond Kwok, deux frères milliardaires hongkongais sont mentionnés dans les "Panama Papers". Ils dirigeraient la société de sécurité en charge de la gestion des centres australiens de détention oddshore pour réfugiés. Copie d'écran du "South China Morning Post", le 6 avril 2016.
South China Morning Post – Les « Panama Papers » n’en finissent pas de révéler des financements improbables via les sociétés offshore créées dans le pays d’Amérique centrale. Cette fois-ci, direction Hong Kong, où les richissimes frères Kwok, de nouveaux épinglés pour leurs manoeuvres frauduleuses, entraînent l’Australie dans leur sillage. Accusés de corruption en 2012, les deux frères milliardaires de Honk Kong avaient démissionné de leur poste de directeurs des sociétés Sun Hung Kai et Wilson Security. Mais les « Panama Papers » nous apprennent qu’ils ont en réalité conservé le contrôle de ces dernières grâce à une société basée aux Îles Vierges britanniques. Six mois avant que Thomas Kwok soit inculpé et son frère Raymond relaxé en décembre 2014, Wilson Security était engagée dans un processus d’appel d’offre pour un contrat de défense. Plus grave, la société a été pointée du doigt pour des abus et son manque d’expérience dans la gestion des centres de détention accueillant en Papouasie Nouvelle-Guinée et sur l’île de Nauru les migrants refoulés en Australie. Ce qui a fait l’objet d’un débat public à Canberra, culminant en novembre dernier lors de manifestation dans tout le pays. Le consulat général australien à Hong Kong refuse pour le moment de commenter ces nouvelles informations apportées par les « Panama Papers ».

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