Népal : suite aux "Panama Papers", le gouvernement suspecte les investissements directs étrangers

Aucune personnalité népalaise n'a été directement compromise par le scandale des Panama Papers, mais le gouvernement y voit l'occasion de rappeler ses investisseurs nationaux à la rigueur. Copie d'écran du "Kathmandu Post", le 6 avril 2016.
Aucune personnalité népalaise n'a été directement compromise par le scandale des Panama Papers, mais le gouvernement y voit l'occasion de rappeler ses investisseurs nationaux à la rigueur. Copie d'écran du "Kathmandu Post", le 6 avril 2016.
Kathmandu Post – Des Népalais possèdent-ils aussi des comptes offshore à l’étranger ? Le département d’enquête sur le blanchiment d’argent a déclaré mardi 5 avril démarrer une enquête pour répondre à cette question. Les organes compétents au sein de l’administration ont été appelés pour une discussion ce mercredi 6 avril, dont on attend les conclusions. Damodar Regmi, le directeur général du département déclare que « seront discutées les moyens de colmater les brèches éventuelles ». Bien que le Népal n’ait pas fait partie des pays mis à mal par la révélation des « Panama Papers », c’est de son propre chef qu’il va approfondir la question, compte tenu des investissements croissants dans le pays en provenance des paradis fiscaux impliqués dans le scandale. Près de 20% d’investissement directs étrangers en proviendraient, selon le ministère népalais de l’Industrie, et le gouvernement se demande s’il s’agit de fonds possédés par des ressortissants népalais. Les sujets qui les intéresseront seront liés au financement du terrorisme et au détournement de fonds étrangers. Damodar Regmi affirme vouloir instaurer un régime de surveillance fondé sur un critère de risque. Toute cette agitation laisse de marbre le quotidien népalais, qui rappelle que seuls 30 cas mineurs de blanchiment d’argent ont été rapportés par le département d’enquête en 5 ans d’existence, et qu’aucun n’a été rapporté ces deux dernières années.