Revue de presse Asie - 25 septembre 2015

"Ni Hao" américain, "Grande muraille de Thaïlande" et réforme de la gouvernance en Inde

Copie d’écran du South China Morning Post, le 25 septembre 2015.
Copie d’écran du South China Morning Post, le 25 septembre 2015.

Asie du Nord-Est

Chine-Amérique : l’approche personnelle d’Obama avec Xi Jinping

South China Morning Post – Barack Obama a chaleureusement salué le président chinois avec un sympathique « Ni Hao » avant un long dîner confidentiel de près de trois heures pendant lequel les deux chefs d’Etat ont discuté – en privé – des problèmes au coeur de leurs relations bilatérales. Les analystes cités par le quotidien hongkongais note que c’est un pas important car la Maison Blanche s’inquiétait depuis longtemps de ne jamais pouvoir faire connaître son point de vue au plus haut niveau du pouvoir chinois.

Hier jeudi 24 septembre, les deux leaders ont pu avoir une discussion informelle, note le site de la BBC, notamment sur le nucléaire iranien. Ce vendredi, selon des responsables de la Maison Blanche, Xi Jinping devrait annoncer de nouveaux engagements de la Chine en matière de réduction des gaz à effets de serre. Un banquet attend le président chinois dans la soirée.

Japon : le gouvernement envisage d’accepter des réfugiés syriens comme étudiants

The Mainichi – Devant l’afflux de réfugiés syriens en Europe, le gouvernement nippon envisage d’en accepter une partie en leur donnant le statut d’étudiants. Le quotidien japonais Mainichi nous rappelle que l’Europe a promis d’accueillir 120 000 réfugiés et que les Etas-Unis se sont d’ores et déjà engagés à en accepter 100 000 pour l’année fiscale 2017. La question des réfugiés syriens devrait être discutée et âprement débattue lors de la future rencontre des chefs d’Etat à l’assemblée générale des Nations Unies le 28 septembre prochain. A cette occasion, le Japon est désireux d’afficher sa bonne volonté devant la communauté internationale et il souhaiterait former les réfugiés pour qu’ils puissent à terme participer à la reconstruction de leur propre pays. La route est longue car sur 5 000 demandes déposées l’année dernière par des candidats de nationalité syrienne, le gouvernement japonais n’en a accepté que 11, selon les chiffres du ministère nippon de la Justice cité par le journal.

Chine : un taux d’homicides parmi les plus bas du monde

China Daily – En marge des récits sur le voyage présidentiel de Xi Jinping aux Etats-Unis, le quotidien chinois publie une petite enquête sur le taux d’homicide en Chine qui est aussi bas que « celui de la Suisse, un pays connu pour être l’un des plus sûrs au monde ». Selon les chiffres annoncés par le Bureau de la Sécurité Publique, le taux d’homicide en Chine est de 0,7 pour 100 000 habitants ce qui est bien en-dessous des taux observés « dans les pays développés comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ». Selon Meng Jianzhu de la Commission centrale des affaires politiques et juridiques du PC chinois (un organisme rattaché au bureau politique), la majorité des crimes sont aujourd’hui commis via l’usage d’Internet et il est donc urgent de mettre en place « des postes de police online » pour renforcer la prévention du crime.

Asie du Sud-Est

Indonésie : un plan de réduction des gaz à effet de serre insuffisamment détaillé

Jakarta Globe – En prévision de la COP21, la Conférence de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre prochain, l’Indonésie a rendu public ce jeudi 24 septembre son plan de réduction des gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Mais le manque de détails de ce plan rend difficile la compréhension de la position de l’Indonésie dans le combat pour le changement climatique, note le journal ; alors même que le pays est l’un des dix plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète.

Thaïlande : le projet du grand pare-feu dans l’accès à Internet provoque des remous

Bangkok Post – Le projet de la junte de mise en place d’un point de passage unique pour accéder à la toile mondiale en Thaïlande, commence à créer de tels remous que le Bangkok Post titre sur la « Cyberpanique ». Le vice-Premier ministre Prajin Juntong a dû en appeler au calme en précisant que le projet n’était encore qu’à l’étude. Pour le quotidien thaïlandais, il ne s’agit ici rien de moins que de la mise en place d’un système de contrôle comparable à celui créé en Chine sous le nom de « Grande Muraille de Chine » (Great Firewall of China). Pour autant, selon des experts des télécommunications cités par le journal, ce projet « est plus facile à dire qu’à faire », même si la junte n’a « jamais caché son désir de contrôler l’Internet depuis sa prise de pouvoir ».

Vietnam : l’agriculture doit-elle craindre le raz-de-marée de la production thaïlandaise ?

Tuổi Trẻ (en vietnamien) – La réponse est oui, trois fois oui si le Vietnam ne change pas dès aujourd’hui sa politique agricole et son mode de production. Le raz-de-marée attendu proviendrait de l’entrée en application des traités de libre-échange comme le TPP (le partenariat trans-pacifique). Et l’agriculture thaïlandaise sera la plus redoutable concurrente. C’est ce qu’écrit le quotidien national Tuoi Tre dans le compte-rendu du forum économique sur l’agriculture qu’il vient d’organiser avec l’Université nationale d’Hô-Chi-Minh-Ville.

Le Vietnam est certes un grand producteur de riz, de café, de thé ou de poivre… Mais contrairement à ce que fait la Thaïlande, il exporte en majorité en brut ; d’où une faible valeur ajoutée surtout que la majorité des produits sont sans marque, sans marketing élaboré, avec une faible transformation, une absence de politique haut-de-gamme, et sans traçabilité. Et le journal de conclure que les agriculteurs réalisent peu de marge malgré l’énorme chiffre d’affaire à l’exportation. D’autant qu’ils doivent quasiment tout acheter de l’extérieur : semence, machine, produits phytosanitaires, etc. Les produits vietnamiens se vendent ainsi à 65% du prix moyen des mêmes produits sur le marché international. Ainsi, pour survivre et occuper une bonne place, le secteur nécessite un changement total de vision : mettre la technologie et le marketing au coeur de la production. En bref, suivre l’exemple thaïlandais…

Malaisie : la police en état d’alerte maximum

Straits Times – La police de Kuala Lumpur est en état d’alerte maximum du fait de révélations crédibles sur un attentat terroriste en préparation. Des révélations parvenues aux autorités malaisiennes à la suite de la capture le mois dernier de militants du groupe terroriste Daech.

Indonésie : un séisme frappe la ville de Sorong, plus de 40 blessés

Jakarta Post – Une quarataine de personnes ont été blessées dans un violent séisme d’une magnitude de 6.6 sur l’échelle de Richter à Sorong sur la côte ouest de la Nouvelle-Guinée ce vendredi au petit matin. Le tremblement de terre a provoqué d’importantes destructions de bâtiments publics et de maisons particulières. Selon les autorités indonésiennes, pas de menace de tsunami.

Asie du Sud

Inde : la réforme de la gouvernance est la priorité n°1 du gouvernement

Times of India – Lors de son deuxième jour de visite officielle aux Etats-Unis, au cours d’un dîner d’affaires avec de grands chefs d’entreprises de la Silicon Valley, le Premier ministre indien a rappelé que la réforme du mode de gouvernance était son chantier numéro un. « Nous sommes pour des procédures simplifiées, pour une prise de décisions rapide, pour la transparence et la responsabilité », a ainsi déclaré Narendra Modi devant un large parterre de chefs d’entreprise représentant un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de dollars.

Inde : seules 4 femmes sur les 100 plus grandes fortunes indiennes

The Hindu – D’après le classement du magazine américain Forbes, seules 4 femmes font partie des 100 plus grandes fortunes indiennes : Savitri Jindal (PDG du groupe sidérurgique O P Jindal, classée 23e avec 3,8 milliards de dollars), Leena Tewari (PDG du groupe pharmaceutique USV Pharma, classée 54e avec 1,9 milliards de dollars), Indu Jain (PDG du groupe media Bennett Coleman & Co, classée 57e avec 1,9 milliards de dollars) et Vinod Gupta (veuve de l’entrepreneur Qimat Rai Gupta décédé en 2014, classée 74e avec 1,6 milliards de dollars). The Hindu rappelle que, pour la 9e année consécutive, l’homme indien le plus riche reste Mukesh Ambani, PDG du groupe pétrochimique Reliance Industries (18,9 milliards de dollars).

La rédaction d’Asialyst