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Conférence le 4 février : "Islam en Asie : contextes et filières du djihadisme"

Minaret d'une mosquée de Marawi lors des combats entre l'armée philippine et les combattants du groupe Mau affilié à l'organisaiton État islamique, en mai 2017. (Source : Jakarta Globe)
Minaret d'une mosquée de Marawi lors des combats entre l'armée philippine et les combattants du groupe Mau affilié à l'organisaiton État islamique, en mai 2017. (Source : Jakarta Globe)
A noter dans votre agenda : changement de date pour notre conférence sur le djihadisme en Asie, ses contextes et ses filières, coorganisée par Asialyst et l’Institut des langues et civilisations orientales ! Pour des raisons de calendrier, elle n’aura pas lieu le 21 novembre comme annoncé, mais elle est déplacée au mardi 4 février à 19h à l’auditorium de l’Inalco. L’entrée reste gratuite et les inscriptions seront ouvertes en janvier, mais vous pouvez déjà bloquez cette nouvelle date !
Les attentats du 21 avril dernier au Sri Lanka, comme ceux de l’année précédente à Surabaya en Indonésie ou encore le siège de la ville de Marawi aux Philippines en 2017, ont rappelé que l’Asie, au Sud et au Sud-est en particulier, est régulièrement le théâtre d’actes terroristes perpétrés au nom de l’islam. Mais quelles sont aujourd’hui la place et les modalités d’expression du djihadisme dans la région ? Comment comprendre la stratégie de Daech, en perte de vitesse au Proche-Orient, dans cette partie du monde ?
Le phénomène n’est ni nouveau, ni homogène. De l’organisation philippine Abu Sayyaf à la Jemaah Ansharut Tauhid en Indonésie, la région est depuis plusieurs décennies le théâtre de mobilisations violentes dont les stratégies et revendications sont diversifiées. Certaines organisations privilégient des activités proches de la criminalité organisée, tandis que d’autres revendiquent un agenda politique global.
Il faut également se garder de considérer l’ensemble de ces réseaux comme l’émanation d’une nébuleuse djihadiste mondialisée, et revenir aux fondements de mouvements violents qui ancrent leurs revendications et ressorts de mobilisation dans des trajectoires historiques et frustrations localisées.
Enfin, c’est aussi dans l’action d’organisations islamiques, fortement ancrées dans la vie politique et sociale de la région, que les Etats et sociétés sud-est asiatiques puisent leur résilience face aux tentatives de déstabilisation djihadistes. C’est en particulier le cas en Indonésie, où les organisations Nahdlatul Ulama et Muhammadiyah contribuent à la mise en œuvre de programmes de prévention de la violence et de déradicalisation.
Intervenants :
Delphine Allès, professeure de Science politique et directrice de la filière Relations internationales de l’Inalco, chercheuse au Centre Asie du Sud-Est (CASE)
Juliette Loesch, chargée de mission Asie du Sud-Est à la DGRIS, spécialiste des Philippines.
Charlotte Thomas, chercheure spécialiste de la minorité musulmane en Inde, directrice du programme Asie du Sud du réseau de chercheurs et chercheuses NORIA.
Modérateur :
Baptiste Fallevoz, chroniqueur et rédacteur en chef à France 24, journaliste à Asialyst et ancien correspondant en Chine.
L’entrée est gratuite. La conférence n’aura pas lieu le 21 novembre, comme annoncé précédemment, mais le mardi 4 février de 19h à 21h dans l’auditorium de l’Institut des Langues et Civilisations Orientales (Inalco), 65 rue des Grands Moulins, Paris XIIIème, métro Bibliothèque. Les inscriptions seront ouvertes au mois de janvier.
Pour ceux d’entre vous qui ne peuvent pas venir, la conférence sera retransmise en direct par streaming. Nous vous communiquerons dès que possible le lien pour se connecter.

Cycle en 3 conférences : La place de l'islam en Asie

Contrairement aux idées reçues, la grande majorité des musulmans ne vivent pas dans les pays arabes, mais en Asie. Selon une étude du Pew Research Forum publiée en 2011, le continent regroupe aujourd’hui plus de 62% des fidèles. Ils sont quelque 230 millions en Indonésie, pays qui compte le plus de musulmans au monde et qui sera détrôné par… l’Inde en 2050. Et pourtant, ces musulmans qualifiés parfois de « périphériques » sont souvent absents de la littérature consacrée à l’islam et dans la sphère médiatique française.

Cet islam ou plutôt « ces islams » d’Asie n’échappent pas aux grandes questions d’actualité. Comment se fondent-ils dans la démocratie ? Comment s’adaptent-ils au gigantesque essor économique des pays asiatiques ? Pourquoi certaines minorités musulmanes sont-elles persécutées en Chine, en Inde ou en Birmanie ? Doit-on s’alarmer de la menace terroriste aux Philippines, en Indonésie ou au Sri Lanka ? Asialyst et l’Inalco vous proposent de revenir sur les grands défis rencontrés par les musulmans d’Asie à travers un cycle de 3 conférences animées par des chercheurs et des journalistes spécialistes des pays étudiés.

A voir, les podcasts des deux premiers volets du cycle :

« L’islam en Asie (1/3) : quelles gouvernances politiques ? »

« L’islam en Asie (2/3) : quel avenir pour les minorités musulmanes ? »

Retrouvez ici tous nos articles sur le sujet : « Quel avenir pour l’islam en Asie ? »

Consultez le programme de nos conférences à venir !

Retrouvez ici tous les podcasts d’Asialyst.

A propos de l'auteur
Joris Zylberman
Joris Zylberman est directeur de la publication et rédacteur en chef d'Asialyst. Ancien correspondant à Pékin et Shanghai pour RFI et France 24, cofondateur de la société de production Actuasia, écrit, réalise et produit des reportages sur la Chine depuis 9 ans. Il est co-auteur des Nouveaux Communistes chinois (Armand Colin, 2012) et co-réalisateur du documentaire “La Chine et nous : 50 ans de passion” (France 3, 2013).